Un verger permaculturel au Québec

Je découvre depuis quelques jours grâce au lien fourni par Véronique un verger de production conduit « en permaculture », situé au Québec.

Permaculture orchardEn permaculture, c’est à dire « au- delà du bio », comme le précise le titre du site. Il s’agit d’un verger conventionnel repris, puis converti en bio dans un premier temps, il y a une vingtaine d’année. Une partie fut ensuite transformée pour remplacer la monoculture de pommes par une production fruitière beaucoup plus diversifiée et surtout en arrêtant les traitements utilisés en agriculture biologique, en rationalisant l’organisation, tout en développant la biodiversité et en diminuant la charge de travail.

Stefan Sobkowiak est le propriétaire du verger et il a, comme tout permaculteur qui se respecte un goût pour la transmission. C’est donc un long film très didactique qu’il nous propose sur ses pratiques, la mise en place de son verger, son organisation, les problèmes rencontrés, les méthodes employées… le tout pour 10€ si l’on opte pour la version à télécharger (sans DRM).

Rien que la petite vidéo de mise à jour faîte ultérieurement au documentaire et proposée gratuitement à tous est un condensé d’informations utiles et applicables immédiatement.

Après Jean-Martin Fortier, le jardinier-maraîcher (à propos duquel il faudra que je rédige un article), voici donc Stefan Sobkowiak et son verger permaculturel. Décidément, nos cousins du Québec sont inspirants.

Permis hangar

Enfin, quasiment 10 mois après l’incendie… l’Administration nous autorise à lancer les travaux de reconstruction du hangar détruit. Lire la suite

Petite journée à la ferme

Samedi dernier avait lieu la première « journée à la ferme » avec Orléans en Transition.

Ayant prévenu un peu tard de la date possible pour cette journée, ce n’est finalement que trois personnes qui sont venues pour participer à la plantation des petits fruitiers, c’est pour cela que je dis « petite journée à la ferme »…

Cela ne nous a pas empêché de passer un bon moment avec un temps agréable et de bien commencer la plantation des nombreux groseilliers.

Voici quelques photos pour illustrer (merci Marie).

Préparation du matériel : compost, plants de groseilliers avec motte humide, pralin, brouette, bêche

Préparation du matériel : compost, plants de groseilliers avec motte humide, pralin, brouette, bêche

Trou de plantation, un peu de compost bien mûr au fond, un plant de groseillier saturé d'eau et recouvert de pralin

Trou de plantation, un peu de compost bien mûr au fond, un plant de groseillier saturé d’eau et recouvert de pralin

Les trous de plantation sont fait à même la prairie, il faut réussir à couper les racines avec le fer de la bêche. Toutes les techniques sont bonnes :-)

Les trous de plantation sont faits à même la prairie, il faut réussir à couper les racines avec le fer de la bêche. Toutes les techniques sont bonnes 🙂

 

Espacés d'un mètre sur le rang. Il est possible de faire un peu moins selon la vigueur de la variété, mais là, je ne la connais pas

Espacés d’un mètre sur le rang. Il est possible de faire un peu moins selon la vigueur de la variété, mais là, je ne la connais pas

Enfin, on paille avec des copeaux de bois. Je n'en avais pas assez pour pailler tout le rang et recouvrir l'herbe entre les groseilliers pour éviter qu'elle n'envahisse

Enfin, on paille avec des copeaux de bois. Je n’en avais pas assez pour pailler tout le rang et recouvrir l’herbe entre les groseilliers pour éviter qu’elle n’envahisse

Un grand merci aux trois participantes, grâce à vous, deux lignes de groseilliers ont été plantées !!!

Un essaim facile

J’ai déjà fait une page à propos de la cueillette d’essaim si jamais il y en a un qui passe par chez vous.

Mais quand un essaim s’arrête chez moi, c’est encore plus facile, surtout quand il est positionné comme celui-là à même pas 2 mètres du sol.

Un bel essaim tout prêt à se faire cueillir

Un bel essaim tout prêt à se faire cueillir, à bonne hauteur dans un sureau dont les branches plient sous le poids de la grappe d’abeilles

C’est la fin d’après-midi, par temps gris. Il faut que je me dépêche de « le mettre en boîte ». Le temps de me mettre en tenue, de trouver une ruche pour l’accueillir et c’est parti !

Une autre vue de l'essaim, sur le côté

Une autre vue de l’essaim, sur le côté

Le principe, c’est de mettre une ruchette sous l’essaim, de prendre l’essaim en douceur en le tenant par la ou les branches sur le(s)quelle(s) il s’est posé et de le mettre en contact avec la ruche. Les abeilles rentrent alors petit à petit dans la ruche, un espace plus sombre, plus à l’abri, où se trouvent de doux parfums de cire et de propolis, voire de précédentes occupantes. Une fois rentrées, on referme la ruchette et si elles se sentent bien, elles restent !

Pour la démonstration, je n’ai pas de photos de toutes les étapes ayant du mal à tenir un essaim, un sécateur et un appareil photo avec seulement 2 mains…

Là, c'est une ruche que j'ai sous la main (10 cadres au lieu de 6 pour une ruchette), les cadres sont bâtis pour la plupart. Je dispose donc bien la ruche sous l'essaim pour qu'en cas de mauvaise manipulation les abeilles tombent au maximum dans la ruche.

Là, c’est une ruche que j’ai sous la main (10 cadres au lieu de 6 pour une ruchette), les cadres sont bâtis pour la plupart.

Je dispose donc bien la ruche sous l’essaim pour qu’en cas de mauvaise manipulation les abeilles tombent au maximum dans la ruche.

Je prends fermement les branches couverte par la grappe d’abeille d’une main et les coupe à l’aide d’un sécateur en secouant le moins possible le tout.

Je dépose doucement l'essaim et les branches sur le haut de la ruche, et les abeilles commencent tranquillement à se glisser entre les cadres

Je dépose doucement l’essaim et les branches sur le haut de la ruche, et les abeilles commencent tranquillement à se glisser entre les cadres

C’est une grappe d’environ 4-5kg que j’ai déposé sur les cadres. Il faut donc un peu de temps pour que tout le monde rentre à l’intérieur.

Après 5 bonnes minutes, elles ont quasiment toutes pénétré dans la ruche

Après 5 bonnes minutes, elles ont quasiment toutes pénétré dans la ruche

On attend encore un peu…

A part une ou deux, elles sont toutes rentrées, je peux alors retirer les branches et refermer la ruche

A part une ou deux, elles sont toutes rentrées, je peux alors retirer les branches et refermer la ruche

Je laisse les branches à proximité pour que les abeilles égarées ne soient pas trop loin et je ferme avec le toit de la ruche.

Les abeilles sont rentrées, la ruche est refermée. L'opération a duré un peu de temps et le la température ambiante a diminué les abeilles sont donc bien à l'intérieur

Les abeilles sont rentrées, la ruche est refermée. L’opération a duré un peu de temps et le la température ambiante a diminué les abeilles sont donc bien à l’intérieur. Je dégage un peu l’herbe devant l’entrée et elles devraient être satisfaites de leur nouvel maison

Les exploratrices (les abeilles parties à la recherche d’un lieu d’accueil pour l’essaim) n’étant pas encore au courant de la nouvelle installation, il est nécessaire de ne pas déplacer la ruche tout de suite. Elles vont en effet se diriger à l’emplacement exact de l’essaim dans l’arbre et former un tout petit essaim, mais finalement elles vont repérer l’odeur de la reine et rejoindre le groupe principal un étage plus bas.

Cette récupération tombe très bien. Après plusieurs multiplications, récupérations et achat d’essaims, j’avais hiverné 8 colonies. A la sortie de l’hiver, il ne m’en restait plus que 2… dont une en grande forme. Je pense que c’est celle-là qui a engendré cet essaim.

J’ai maintenant le temps de déplacer la ruche de nuit à son emplacement définitif.

En tout cas, conditions idéales de cueillette :

  • en fin de journée, donc des abeilles contentes de trouver un abri avant la nuit, qui ne vont donc pas à la recherche d’autre chose,
  • une hauteur idéale de travail sans escabeau ou échelle,
  • la possibilité de poser de manière stable la ruche juste en dessous,
  • un essaim accroché à de petites branches sectionnables facilement avec un sécateur à une main,
  • des abeilles super tranquilles, j’aurais pu travailler sans ma tenue d’apiculteur.

Il me reste donc à espérer en récupérer d’autres pour reconstituer mon cheptel et faire une petite récolte de miel cette année.

Journée laine 2ème

Comme tous les ans, il faut tondre les moutons, et comme l’année dernière quasiment jour pour jour, nous proposons à nouveau « une journée laine« .

Cela se passera à l’Al Terre Ferme le samedi 9 mai 2015 à partir de 10h, et c’est ouvert à celleux qui souhaiteraient apprendre à utiliser la laine brute issue de la tonte fraîche des moutons.

Après la tonte, la laine peut directement être traitée, avec dans l’ordre : tri, lavage, séchage, cardage, puis utilisation diverses.

Au menu donc :

  • tonte forcément, tout le troupeau doit y passer !
  • tri, lavage et séchage de laine,
  • cardage,
  • filage,
  • tissage avec métier à tisser,
  • tricotage, peut-être même avec une machine,
  • démonstration de feutre grâce à Michel…
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Après la tonte, la première étape, c’est le tri

Un bon repas partagé avec les denrées et boissons que chacun aura rapportés, ponctuera la journée.

Il n’y a pas d’heure précise de fin, mais nous n’irons pas au-delà de 18h.

Si vous avez du matériel, n’hésitez pas à l’apporter (gros ciseaux, fuseau, rouet, cardes…).

C’est une journée découverte-initiation organisée par des personnes amateurEs, elle est ouverte et gratuite. La participation est juste au niveau du repas par une contribution si possible faite avec vos propres mains.

Pour venir, consultez la page prévue. l’entrée se fera par la nouvelle route (voir la partie « Rendez-vous pour les ateliers » en bas de la page)

Journée non-fumeur